Alors que nous célébrons la Journée internationale 2012 pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, il apparaît malheureusement clairement que la violence sexiste reste un problème grave dans le monde entier. Malgré les efforts déployés à grande échelle pour résoudre ce problème, la violence contre les femmes, souvent sous-estimée, est rarement sanctionnée.
Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) définit la violence basée sur le genre comme étant la violence dirigée contre une femme en raison de son sexe ou la violence qui affecte les femmes de manière disproportionnée et déclare qu’il s’agit d’une « forme de discrimination à l’égard des femmes qui entrave gravement la capacité des femmes à jouir de leurs droits et libertés sur une base d’égalité avec les hommes ».
Le droit inaliénable des femmes et des filles de vivre sans violence est inscrit dans le droit international des droits humains et le droit humanitaire. Cependant, la violence contre les femmes continue d’être l’une des violations des droits humains les plus systématiques et les plus répandues dans le monde et demeure l’un des obstacles les plus importants à la pleine égalité des femmes. En Afrique, la violence contre les femmes est encore un phénomène largement caché et cela pour plusieurs raisons : « la prédominance du système patriarcal à travers l’Afrique signifie que les femmes sont toujours perçues et traitées comme subordonnées aux hommes ; la violence contre les femmes est acceptée comme la norme culturelle dans de nombreuses sociétés et est souvent tolérée par les dirigeants des communautés et parfois des États. »[1].
En cette Journée internationale, l'IHRDA exhorte toutes les parties prenantes à assumer la responsabilité de l'éradication de la violence à l'égard des femmes et appelle les gouvernements africains à honorer leurs engagements de mettre fin à toutes les formes de violence basée sur le genre.
IHRDA saisit cette opportunité pour exhorter tous les États africains à ratifier le Protocole de Maputo sur les droits des femmes en Afrique et tous les autres instruments pertinents protégeant les droits des femmes et à prendre les mesures appropriées pour assurer leur mise en œuvre.
[1] Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, Centre africain pour le genre et le développement social (ACGSD) : “VIOLENCE AGAINST WOMEN IN AFRICA: A SITUATIONAL ANALYSIS”

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