En juin 2016, IHRDA a commencé à collaborer avec l’ONG malienne APDF pour fournir un soutien juridique à Kadiatou Siby, une veuve dont le droit d’hériter des biens de son mari a été violé par son beau-frère, Souleymane Siby. Le mari de Kadiatou est décédé en 2013, et suite à son refus d’épouser le frère de son mari, sa belle-famille l’a chassée de chez elle et tous les biens de son défunt mari ont été confisqués. Elle a également été battue par eux et sa plainte déposée auprès de la police n'a fait l'objet d'aucune enquête. La veuve et ses 3 enfants sont actuellement hébergés par l'APDF. L'affaire était pendante devant le Tribunal de Grande Instance, Commune IV, District de Bamako, depuis juin 2016.
Mises à jour
22 June 2016: The Tribunal de Grande Instance, La Commune IV a désigné un huissier de justice chargé de recueillir les témoignages des vendeurs et locataires desdits biens.
March 2017: L'IHRDA et l'APDF ont contacté des témoins clés disposés à témoigner devant la Cour. Nous avons également décidé qu'engager une action pénale pour faux était plus approprié dans ce cas. Les deux partenaires ont également convenu que les tribunaux nationaux sont les plus adaptés à cette affaire. La plainte pour faux, violences volontaires et abus de confiance a été déposée auprès du Tribunal de Grande Instance, Commune IV, Bamako District, on 30 August 2017.
31 Aug 2017: The public prosecutor at le Tribunal de Grande Instance de la Commune IV instructed the police commissioner in the 14ème arrondissement de Bamako pour mener une enquête sur cette plainte.
28 Nov 2019: L'IHRDA et l'Association pour le Progrès et la Défense des Droits des Femmes au Mali (APDF) déposent une plainte contre le Mali devant la Cour de la CEDEAO pour retards injustifiés dans la procédure de jugement devant les tribunaux locaux.
6 June 2021: Affaire ajournée pour décision au 22 juin 2021.
23 June 2021: La Cour a rendu un jugement déclarant que le Mali violait le droit de Kadiatou et de ses enfants à la dignité et le droit que sa cause soit entendue dans un délai raisonnable. La Cour estime également que le Mali a manqué à son devoir de protéger la victime et sa famille, ainsi que l'intérêt supérieur et le droit au développement de ses enfants. Le tribunal ordonne au Mali de juger l'affaire portée par la victime devant les tribunaux locaux dans un délai raisonnable, de liquider la succession laissée par son défunt mari conformément à la loi et de lui verser une indemnisation d'une valeur de 100 000 000 FCFA (environ 181 000 $ US) pour dommages et intérêts.