Les Nubiens kenyans sont entrés au Kenya dans le cadre des King’s African Rifles (KAR) britanniques à la fin du 19ème siècle. Les autorités coloniales britanniques ont attribué des terres, y compris la colonie de Kibera à Nairobi, explicitement aux Nubiens kenyans. Mais ils ne leur ont pas accordé la citoyenneté coloniale comme ils l’ont fait aux cheminots du sous-continent asiatique, aux sujets arabes du sultanat de Zanzibar ou aux colons britanniques. À l'indépendance, le statut de citoyenneté des Nubiens n'a pas été directement abordé. Les gouvernements kenyans successifs n’ont pas non plus pris de mesures concrètes pour remédier au sort de la communauté nubienne.
After over than a century of residence in Kenya, the Kenyan government does not recognise Nubians as Kenyan citizens even though they constitute de jure citizens as defined by Kenyan law. More so, British, Asian and Arab settlers are formally recognised as Kenyan tribes. Most Nubians therefore live as de facto des apatrides sans protection adéquate de l’État et sans jouir pleinement de leurs droits en vertu du droit national et international en raison d’une discrimination systématique de la part du gouvernement kenyan. La Haute Cour du Kenya examine depuis 6 ans les questions interlocutoires d'une plainte déposée par la communauté concernant cette discrimination. L’affaire est désormais devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.
L'IHRDA, en partenariat avec l'Open Society Justice Initiative (OSJI) et le Centre pour le développement des droits des minorités (CEMIRIDE), a déposé la communication devant la CAmHPR en 2006.

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