La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples a été rédigée à Banjul, en Gambie, de juin 1980 à janvier 1981. Au cours du 18ème L'Assemblée générale réunissant l'Organisation de l'unité africaine (OUA), les chefs d'État ont approuvé la Charte à Nairobi, au Kenya, et elle est entrée en vigueur le 21 octobre.St 1986.
L’objectif de la promulgation de la Charte était de créer un instrument qui fixe les normes des droits de l’homme tout en reconnaissant les valeurs et les traditions africaines.
La Charte est devenue l'instrument de référence pour tous les autres documents liés à la promotion et à la protection des droits de l'homme sur le continent africain.
L'article 30 de la Charte crée la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, créée le 2 novembre.sd 1987 à Addis-Abeba, Ethiopie. Le Secrétariat de la Commission a été transféré en Gambie en novembre 1989.
L’article 56 de la Charte énonce les conditions de recevabilité qui doivent être remplies par les justiciables avant que leur affaire puisse être entendue par la Commission ou la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
L’article 56(5) de la CADHP exige notamment que les justiciables épuisent tous les recours internes avant que leur affaire puisse être entendue devant la Commission et la Cour. L’essence de cette disposition est d’assurer le respect de la souveraineté des États et également de donner aux États la possibilité d’assurer la promotion et la protection des droits de l’homme au sein de leur pays.
La Cour exige que les États accèdent à sa compétence en faisant d’abord une déclaration conformément à l’article 34(6) de son Protocole.

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