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Déclarations

65e session du Comité spécial de la Commission des droits de l’homme et des réfugiés (CADHR) : Déclaration de l’IHRDA sur le Cameroun en réaction au rapport du Rapporteur spécial sur les réfugiés, les demandeurs d’asile, les migrants et les personnes déplacées internes

Honourable Chairperson,

Depuis près de trois ans, les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun subissent de graves et massives violations des droits de l'homme perpétrées par leur propre gouvernement et des groupes séparatistes.

Selon le Centre pour les droits de l'homme et la démocratie en Afrique, basé au Cameroun, il existe des motifs raisonnables de croire que des crimes contre l'humanité ont été commis depuis le début de la crise en octobre 2016. Plus de 200 villages ont été partiellement ou totalement détruits, forçant des milliers de personnes à fuir. Entre 450 000 et 550 000 personnes ont été déplacées par la crise, soit environ 10 % de la population de la région ; plus de 2 000 personnes ont été tuées et environ 1,3 million de personnes ont besoin d'une aide humanitaire. Par ailleurs, 30 000 à 35 000 personnes ont demandé l'asile dans les pays voisins, notamment au Nigéria.

There is evidence that much of the violence in the Anglophone regions is intentional and planned, including retaliatory attacks on villages by government security forces, often followed by indiscriminate civilian killings.

Bien que nous saluions les récentes mesures prises par le gouvernement à travers l'organisation du Grand Dialogue national et la libération subséquente de certains prisonniers politiques, nous estimons que ces mesures sont encore loin d'apporter une solution durable à la crise.

We remain very concerned that the government has not taken any serious steps to genuinely investigate and prosecute all persons responsible for the violations occasioned during this crisis;

We urge the government of Cameroon to continue seeking a negotiated and sustainable solution to the crisis through genuine and meaningful dialogue with all the relevant stakeholders including the innocent civilians who have been gravely affected by this crisis;

We call on the African Commission on Human and People’s Rights to undertake a human rights monitoring visit to Cameroon, refer the situation in the country to the AU Peace and Security Council and adopt a resolution condemning the human rights violations in Cameroon and urging the government to abide by its obligations under the African Charter on human and peoples’ rights.

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